PRIONS POUR LA FRANCE

Pourquoi un tel mensonge sur Vincent Lambert ?

Mensonge : Vincent souffre atrocement.

Rien ne permet de penser que Vincent souffre, physiquement comme psychologiquement. Les soignants, tout comme les proches, savent parfaitement identifier les signes de souffrance des personnes peu conscientes ou non communicantes. Des grilles d’évaluation spéciales ont été élaborées et sont utilisées là où c’est nécessaire. Quand Vincent agite spontanément sa jambe gauche, c’est généralement pour signaler un inconfort. Il a été dit que, à une époque, son comportement d’opposition aux soins – qui n’existe plus depuis longtemps, s’il a jamais existé – traduisait une volonté de mourir ! Tous les spécialistes de ces patients ont unanimement dénoncé une telle interprétation. Les experts divergent sur la possibilité d’une perception consciente de la douleur chez Vincent, mais aucun n’a fait mention de tels signes.

Mensonge : Vincent fait l’objet d’un acharnement Thérapeutique

Vincent vit sans être relié à aucune machine. Il ne peut même pas être « débranché », comme on l’entend dire, puisqu’il n’est pas « branché ». Seule sa nutrition comporte un degré d’artifice, parce que, paralysé, il ne peut se nourrir seul. Vincent est nourri parce qu’il vit. Parce qu’on mange pour vivre. On ne vit pas pour manger. On ne mange pas pour se soigner. Est-ce que devoir être nourri par un tiers – comme un nourrisson par exemple – est de l’acharnement thérapeutique ? Si ce tiers, faute de temps, est remplacé par une pompe, cela devient de l’acharnement thérapeutique ? Des personnes comme Vincent sont alimentées par une gastrostomie avec une alimentation naturelle dont la consistance est adaptée. Vincent peut même de nouveau déglutir depuis plusieurs mois et pourrait, si on s’en donnait la peine, être partiellement nourri par la bouche. Et il le fait, quand on le lui propose, avec grandes précautions. Mais il ne reçoit pas la rééducation nécessaire pour cela. Est-ce que recevoir de la kinésithérapie pour limiter les conséquences de l’immobilisation est de l’acharnement thérapeutique ? Mais Vincent n’a aucune rééducation depuis 2 ans et demi.

Est-ce que parler à quelqu’un qui ne vous répondra pas est de l’acharnement ? Acharnement relationnel ?

La réalité

c’est que Vincent fait l’objet d’un abandon thérapeutique et pas d’un acharnement. Il est maltraité quand on ne s’occupe pas de lui comme il le devrait et non parce qu’on le soigne et qu’on respecte sa vie.

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